06.08.2008

Exotic et suite

Bande de nazes,

J'ai commencé en juillet un marathon polar dont au sujet duquel je vous ai déjà entretenus comme des cocottes de la III° République.

J'ai donc poursuivi dans le Var, à quelques centaines de mètres du repaire du type qui conduisait la moto de l'assassin de Yann Piat.

Quand il a su que j'étais là, il s'est rendu.

Revenons à nos bouquins.

Mon premier Coben "Ne le dis à personne", banal et efficace.

"Meutre à la Fenice" de Dona Leon : consternant, du sous Agatha Christie.

"Cousu main" de Karl Hiassen. Le rayon en dessus. Une façon bien à lui de nous faire croire que l'on est dans la réalité, alors que l'on a déjà plongé chez une Alice de cauchemar. Des personnages aussi moches que réussis. J'y reviendrai.

Et puis "Le troisème policier" de Flann O'Brien (Phébus). Le roman le plus fou que j'ai lu, tous genres confondus. C'est bien simple, je suis incapable d'en parler. Imaginez que les coureurs du tour de France tournent autour de l'Irlande en pédalant à l'envers, et qu'ils prennent des hallucinogènes au lieu d'EPO. Qu'ils aient lu Joyce aussi. Mettez dans un shaker, secouez et vous serez secoués.

Je vous quitte, sur ma table de chevet : un Nesbo (mon premier), et "Clochemerle" dans une édition d'époque. Et puis, "Va te faire marrer chez les Grecs" (Mille et Une Nuits), recueil de blagues antiques.

That's all folks.

Marlot        

 

24.07.2008

Polars exotics

Polars exotiques

Bande de chenapans,

Passage bref à Lyon, retour du Vercors, j'y ai lu :

"Total khéops" du regretté Izzo (norme marseillaise 13000, versus norme européenne 2000). vais-je l'avouer, j'ai été déçu. Il m'a semblé lire un polar daté, chargé de personnages convenus dans une Marseille telle qu'en elle-même le roman ne la change pas. Folio.

"J'ai oublié le titre", non, ce n'est pas le titre, c'est un roman d'Arnaldur (à cuire) Indridason (of a bitch). ca se passe entièrement dans un hôtel de Reykjlavick, à la suite dez l'assassinat d'un père noël (sans rapport avec Pierre Véry). Plutôt bien, sans plus, le commissaire (ou inspecteur, car l'éditeur français et l'auteur, ou le traducteur ne sont pas d'accord) est assez touchant et original, dans sa manière de ne pas s'imposer, comme un quidam qui poserait une question, timidement. je vais lire d'autres Indridason. Folio.

"J'ai aussi oublié le titre" c'est un polar d'Alexander Mc Call Smith, qui met en scène une délicieuse et humaniste et dodue détective privée du Botswana. De délicieuses histoires courtes, loin des mondes violents d'Afrique du Sud et d'ailleurs, des sortes de contes moraux, des fables policières malicieuses. Le problème, c'est que c'est un occidental qui écrit à la place de l'héroïne, la douce M'ma Ramotswe. 10/18.

Il y a aussi chez 10/18 un autre occidental qui écrit à la place d'un inspecteur chinois : Eliot Pattison, pour l'inspecteur Shan Jao Yun. Il yt avait un précédent avec Van Gulit et le juge Ti. c'est un peu ennuyeux pour l'arrière neveu de Chinois que je suis, qui n'a jamais bien compris son grand oncle. Heureusement, il y a les soeurs Tranh Nut et les enquêtes de leur mandarin Tan chez Picquier, et je vous recommande en jeunesse "Imbroglius" et "Le baiser de l'Altérion", du polar/SF signé Kim Tranh Nut : normal, je suis l'éditeur, chez Magnard.

Je termine sur une recommandation du senor Carlos, le chilien qui vend des empanadas sur le marché Saint Antoine : "Le rêveur de l'Atacama" de Roberto Ampuero chez 10/18. Du polar chilien dont le héros est un gros et sensuel détective privé cubain exilé au Chili, il y a là une certaine jubilation de lecteur de polars américains, avec antihéros, bonne humeur et finalement une intrigue qui en vaut d'autres.

Je repars avec Hiassen, Dona Léon, Nesbo. Qui dira que je n'aime pas le polar. Bon, de tout l'été, c'est tout de même "Tours et détours de la vilaine fille" de Mario Vargas Llosa (Folio), peu connu pour ses polars, mais après tout, ce roman pourrait s'y apparenter, puisque son héroïne est une menteuse, voleuse, tricheuse, qui va faire de la prison pour trafic de corne de Rhinocéros. Et c'est ainsi que le roman, c'est la vie.

Phil Marlot